Pipeline, relations, automatisation. Tout ce que les fonds PE, VC et boutiques M&A doivent savoir pour structurer un CRM qui fait vraiment gagner des deals.

Il y a un paradoxe que l'on voit chez presque tous les fonds qu'on accompagne. Ce sont des gens brillants. Ils savent analyser un business model en dix minutes, négocier un pacte d'actionnaires les yeux fermés, repérer une tendance de marché avant tout le monde. Et pourtant, quand il s'agit de structurer leur dealflow dans un CRM, c'est le chaos.

On retrouve un fichier Excel avec 400 lignes, des colonnes de couleur, un onglet "À relancer" que personne n'a ouvert depuis février. Les teasers arrivent par mail, par WhatsApp, par message LinkedIn. Les partners mettent des gens en relation au téléphone et rien ne remonte nulle part. Et quand un analyste quitte l'équipe, une partie de l'information sur certains deals disparaît avec lui.

Ce n'est pas un problème de talent. C'est un problème de système.

Un CRM pour un fonds, ce n'est pas un logiciel de vente classique. C'est un système de mémoire institutionnelle. Et en 2026, ne pas en avoir un qui fonctionne, c'est comme jouer au poker en oubliant les cartes qu'on a en main car personne ne s'en rappelle.

Ce guide est né de ce que nous avons observé en accompagnant des fonds PE, des boutiques M&A et des VCs dans la mise en place de leur CRM chez Luphy. On ne va pas vous vendre un outil en particulier. Ce guide a pour but de vous montrer comment penser et architecturer votre CRM pour ne plus perdre d'informations sur votre dealflow, quel que soit le logiciel que vous choisirez.


Pourquoi un CRM "classique" ne marche pas pour un fonds

La première chose à comprendre, c'est que le CRM d'un fonds d'investissement n'a rien à voir avec le CRM d'une startup SaaS ou d'un e-commerce.

Un CRM commercial classique est fait pour des cycles de vente courts (quelques semaines), un pipeline linéaire (lead → démo → closing), et une logique de volume. Salesforce, HubSpot, Pipedrive dans leur configuration par défaut sont pensés pour ça.

Un fonds, c'est l'inverse. Les cycles durent des mois, parfois des années. Le pipeline n'est pas linéaire : on peut créer un deal, le mettre en veille, y revenir 18 mois plus tard quand le contexte a changé. Et surtout, la matière première n'est pas le "lead". C'est la relation.

CRM classique vs CRM fonds

Concrètement, voici ce qui change :

En M&A, un intermédiaire peut vous envoyer 15 dossiers sur 3 ans. La relation avec lui est plus importante que n'importe quel deal individuel. Si votre CRM n'est pas capable de tracker cette relation dans la durée, vous perdez l'essentiel.

En PE, un deal peut rester en veille pendant des mois, puis revenir sur la table quand les conditions changent. Si le CRM le considère comme "perdu" au bout de 30 jours d'inactivité (comme le ferait un CRM SaaS), vous passez à côté.

En VC, le réseau du fonds est son actif le plus précieux. Qui connaît qui, depuis quand, par quelle intro. Si cette intelligence relationnelle vit uniquement dans la tête de vos partners, elle disparaît le jour où ils partent.


Les 5 briques pour tracker votre Dealflow dans votre CRM

On a vu passer des dizaines de configurations CRM. Celles qui marchent ont toutes les mêmes fondations. Pas forcément le même outil, mais les mêmes briques. Voici les cinq principales que vous devez à tout prix avoir.

Oubliez les stages par défaut de votre CRM. Votre pipeline doit refléter exactement la façon dont vous traitez un deal, du premier teaser au closing (ou au rejet). Chez la plupart des fonds que nous accompagnons, ça ressemble à ça :

Pipeline 6 étapes dealflow

Le point clé : n'ajoutez pas un stage "En veille" mais créez directement un pipeline "En veille". Dans ce pipeline, vous ne suivrez pas une logique linéaire mais une logique cyclique avec 2 à 5 stages. Quelques exemples de deals : Mauvais Timing, Pas d'intérêt, Maturité insuffisante. Chaque Deal stage peut ensuite avoir une séquence d'actions automatisée qui permet de conserver la relation avec le lead. Le secret : toujours avoir une next step planifiée qui s'appuie sur les derniers échanges ou informations récoltées. Et cela peu importe que la tâche soit automatisée ou à réaliser par un membre de l'équipe.

Sans ce pipeline, ils tombent dans l'oubli.

💡 Bonne pratique

Toujours avoir un stage "Close Lost" dans votre Pipeline Dealflow avec un champ texte obligatoire. Ce champ doit servir à renseigner la raison pour laquelle vous avez perdu le deal. Pourquoi on a dit non ? C'est de l'or quand un deal similaire revient 18 mois plus tard. Vous savez exactement ce qui ne convenait pas la première fois.

Votre CRM doit répondre instantanément à trois questions : qui dans l'équipe connaît cette personne ? Depuis quand ? Et via quelle intro ?

Dans la pratique, ça veut dire que chaque contact est relié aux deals auxquels il a participé, aux personnes qu'il a présentées, et à l'historique complet des échanges (mails, calls, meetings). Pas juste un nom et un email.

La plupart des CRM modernes (Affinity, 4Degrees, HubSpot bien configuré) savent le faire. Mais ça ne marche que si la donnée est captée automatiquement. Cependant, comme tout système automatisé, cela nécessite une certaine vigilance dans un premier temps pour être sûr que les personnes et sociétés liées à un deal, le sont réellement. Même les meilleurs CRM ont des bugs.

💡 Bonne pratique

Déléguer à l'owner d'un deal (la personne responsable du deal au sein du fonds) la charge de s'assurer que les informations sont bien loggées dans le CRM et si non, les compléter.

C'est la brique la plus critique, et c'est celle qui manque le plus souvent.

Votre équipe passe une grande partie de leur temps au téléphone, sur WhatsApp, en visio. Ils mettent des gens en relation, reçoivent des teasers, échangent des NDA. Si le CRM demande 15 minutes de saisie manuelle pour chaque interaction, il est évident que votre équipe ne le fera pas. Et on ne peut pas leur en vouloir : l'heure d'un partner vaut trop cher pour être passée à remplir des formulaires.

La solution, c'est de brancher les flux là où ils existent déjà. Synchro automatique des emails (Outlook/Gmail), connexion WhatsApp via des outils comme Hubtype (nécessite WhatsApp Business) ou des intégrations natives, transcription automatique des calls avec mise à jour des propriétés dans le CRM.

L'objectif, c'est que 80% de la donnée entre dans le système sans qu'aucun humain ne touche un clavier.

Ce qu'on recommande :

  • Téléphone → Allo : pour le log automatique des calls avec les notes
  • Email → intégration native sur la plupart des CRM
  • Meeting → Circleback : prise de notes, transcript intégral, gestion multilingue, enregistrement possible sur téléphone en réunion physique, création et assignation automatique des tâches dans le CRM
  • Saisie de deal automatique → n8n + Claude : permet de créer des workflows customisés qui vont directement récupérer les informations publiques clefs sur une société et sur un profil LinkedIn

Un CRM qui ne fait que stocker de l'information est un CRM mort. Ce qui fait la différence, c'est sa capacité à déclencher des actions.

Par exemple : un teaser est reçu depuis 48h et personne n'a encore répondu ? Alerte. Un deal en due diligence n'a pas bougé depuis 3 semaines ? Tâche de relance automatique assignée à l'owner. Un intermédiaire clé n'a pas été contacté depuis 90 jours ? Rappel.

Ce sont ces petits mécanismes qui colmatent les fuites de votre pipeline. Ce n'est pas le dashboard mensuel que personne ne regarde qui sauve les deals. Ce sont les micro-rappels au bon moment.

De notre expérience, c'est là où l'adoption du CRM échoue. L'habitude d'avoir sa to-do list dans le CRM est souvent la plus longue et la plus difficile à prendre. Sans cette habitude, votre équipe et vous-mêmes perdrez l'habitude d'aller sur le CRM pour connaître les next steps et s'en suivra un long abandon après un coûteux investissement.

Le test ultime de votre CRM : est-ce qu'un partner peut l'ouvrir tel quel pour préparer leur IC meeting, ou est-ce qu'il demande encore un "fichier Excel récap" à un analyste ?

Si c'est le deuxième cas, votre CRM n'est pas la source de vérité. Et s'il n'est pas la source de vérité, personne n'a de raison de le maintenir à jour.

Un bon setup de reporting pour un fonds inclut : une vue pipeline par stage avec les montants, une vue relationnelle (top 20 intermédiaires par nombre de deals envoyés), et un suivi de la vélocité (temps moyen par stage). Trois vues, pas plus. La simplicité encourage l'usage.

Architecture dealflow CRM

Quel CRM choisir ? Le paysage en 2026

C'est la question que tout le monde pose en premier, alors qu'elle devrait venir en dernier. L'outil compte moins que la façon dont vous le configurez. Mais puisqu'il faut bien choisir, voici comment le marché se découpe aujourd'hui.

Comparatif 6 solutions CRM 2026
⚡ Notre point de vue

Un HubSpot bien implémenté pour un fonds de 5 à 20 personnes fera mieux qu'un DealCloud installé en mode standard que personne n'utilise. Le facteur décisif, ce n'est pas la puissance de l'outil. C'est la qualité de la configuration et l'adoption par l'équipe.

Pour choisir, posez-vous trois questions simples. Combien de deals actifs avez-vous en simultané ? Combien de contacts et d'intermédiaires trackez-vous ? Et surtout, combien de personnes dans votre équipe doivent utiliser le système chaque semaine ? Un fonds avec 10 deals actifs et 3 000 contacts peut se permettre un outil léger. Au-delà de 40 deals actifs et 30 000 contacts, il faut du solide.


Le plan d'implémentation : de zéro à opérationnel

Voici comment on structure un projet CRM dealflow chez Luphy. Ce n'est pas un processus rigide, mais un cadre qu'on adapte à chaque fonds. Comptez entre 4 et 8 semaines pour une petite équipe, 8 à 16 pour une structure plus complexe.

Timeline implémentation CRM

Phase 1 : l'audit (1 semaine)

On passe une demi-journée avec les partners et analystes. L'objectif : réaliser une cartographie pour comprendre comment les deals circulent réellement, pas comment ils sont censés circuler. Où arrivent les teasers ? Qui décide quoi ? Où se perdent les infos ?

C'est aussi là qu'on identifie le "shadow pipeline", c'est-à-dire tous les deals qui vivent dans les boîtes mail et les WhatsApp mais n'apparaissent nulle part dans le système officiel. Chez la plupart des fonds, il représente 30 à 60% du flux réel.

Phase 2 : l'architecture CRM (2 semaines)

On construit le squelette du système. Les étapes du pipeline, les propriétés de chaque objet (contact, entreprise, deal), les automations, les vues et les dashboards. Tout est pensé pour coller aux process identifiés en phase 1.

Un point qui fait toute la différence : le nombre de champs obligatoires. Trop de champs = personne ne remplit rien. La règle qu'on applique : 5 champs max par objet à la création. Le reste se remplit par enrichissement automatique ou manuellement aux stages suivants.

Phase 3 : migration et connexions (2 semaines)

On rapatrie les données historiques (l'Excel existant, les contacts Outlook, les deals passés) et on branche les flux entrants (synchro email, calendrier, éventuellement WhatsApp). C'est la phase la plus technique et celle où la plupart des implémentations bâclées échouent. Une migration mal faite empoisonne le CRM dès le premier jour.

Phase 4 : go-live et adoption (2 semaines)

Le CRM est prêt, mais le travail n'est pas fini. L'enjeu maintenant, c'est l'adoption. On forme chaque profil sur son usage spécifique (le partner n'utilise pas le CRM comme l'analyste). On installe le CRM dans les routines existantes : le Monday morning meeting se fait directement depuis la vue pipeline. Le premier IC meeting sans Excel est un moment clé.


Les 4 erreurs qui tuent un projet CRM en fonds

On les voit revenir systématiquement. Si vous en évitez ne serait-ce que deux, vous êtes déjà devant 80% du marché.

1. Choisir l'outil avant de comprendre le process

"On veut DealCloud parce que tel fonds l'utilise." On entend ça souvent. Le problème, c'est qu'un outil spécialisé mal configuré est aussi inutile qu'un outil générique. Commencez par mapper vos process. L'outil vient après.

2. Compter sur la discipline des partners pour la saisie

Si votre stratégie d'adoption repose sur la phrase "il faut que les partners remplissent le CRM", vous avez déjà perdu. Ce n'est pas un problème de volonté, c'est un problème de design. Automatisez la capture, rendez la saisie invisible, et le CRM se remplit tout seul.

3. Migrer les données sans les nettoyer

Importer un Excel de 4 000 lignes avec des doublons, des fiches incomplètes et des données de 2019 dans un CRM neuf, c'est comme déménager en emportant le bazar du grenier. Prenez le temps de nettoyer, dédupliquer et enrichir avant de migrer. Sinon, l'équipe ouvrira le CRM le premier jour, verra du chaos, et ne reviendra pas.

Best practice : pour les contacts comme pour les sociétés, définissez un champ qui sert de clef de déduplication.

  • Pour les contacts : l'email. Cela permet de fusionner automatiquement tout contact avec un email similaire.
  • Pour les sociétés : le nom de domaine ou la page LinkedIn. Sans ce champ obligatoire côté sociétés, vous pouvez vous retrouver avec trois fiches pour la même société. Il vaut mieux utiliser le nom de domaine plutôt que l'adresse d'une société car l'adresse est sujette à des variations de typographies ou fautes de frappe.

Exemple : "38 Chemin des bleuets" ≠ "38 chemin des bleuet" pour votre CRM

4. Mesurer le login au lieu de mesurer l'impact

Votre CRM affiche 85% de taux de connexion ? Ça ne dit rien. Les bonnes métriques d'un CRM pour fonds, ce sont : le taux de deals entrés automatiquement (vs manuellement), le temps de réponse moyen aux intermédiaires, le pourcentage de deals avec un owner et une prochaine action datée, et le nombre de relations mappées par mois. Ce sont ces indicateurs qui vous disent si le CRM produit de la valeur ou s'il consomme du temps.

✅ Le vrai test

Demandez à un partner de trouver en moins de 30 secondes l'historique complet des échanges avec un intermédiaire donné. S'il n'y arrive pas, votre CRM ne fait pas son travail.


La checklist avant de lancer votre projet

Avant de signer avec un éditeur ou de lancer une implémentation, assurez-vous d'avoir validé ces points.

Checklist avant de lancer votre projet CRM
Passez à l'action

Vous voulez structurer le tracking de votre dealflow dans votre CRM ?

On accompagne des fonds PE, VC et boutiques M&A dans la mise en place de CRM adaptés à leurs process. Audit, architecture, migration, adoption. Le tout en 4 à 8 semaines.

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Pipeline, relationships, automation. Everything PE funds, VCs and M&A boutiques need to know to structure a CRM that actually wins deals.

There's a paradox we see at almost every fund we work with. These are brilliant people. They can analyze a business model in ten minutes, negotiate a shareholders' agreement blindfolded, spot a market trend before everyone else. And yet, when it comes to structuring their dealflow in a CRM, it's chaos.

You find a 400-row Excel file, color-coded columns, a "To follow up" tab nobody has opened since February. Teasers arrive by email, by WhatsApp, by LinkedIn message. Partners make introductions over the phone and nothing gets logged anywhere. And when an analyst leaves, some of the information on certain deals disappears with them.

This isn't a talent problem. It's a systems problem.

A CRM for a fund isn't standard sales software. It's an institutional memory system. And in 2026, not having one that works is like playing poker while forgetting what cards you're holding — because nobody remembers.

This guide grew out of what we observed while helping PE funds, M&A boutiques, and VCs implement their CRM at Luphy. We're not here to sell you a particular tool. The goal is to show you how to think about and architect your CRM so you stop losing information on your dealflow — whatever software you end up choosing.


Why a "standard" CRM doesn't work for a fund

The first thing to understand is that an investment fund's CRM has nothing in common with the CRM of a SaaS startup or an e-commerce business.

A standard sales CRM is built for short sales cycles (a few weeks), a linear pipeline (lead → demo → closing), and a volume logic. Salesforce, HubSpot, Pipedrive in their default configurations are designed for that.

A fund is the opposite. Cycles last months, sometimes years. The pipeline isn't linear: you can create a deal, put it on hold, and come back to it 18 months later when the context has changed. And above all, the raw material isn't a "lead." It's the relationship.

CRM classique vs CRM fonds

Concretely, here's what's different:

In M&A, one intermediary might send you 15 deals over 3 years. The relationship with them matters more than any individual deal. If your CRM can't track that relationship over time, you're missing the point.

In PE, a deal can sit on hold for months, then come back on the table when conditions change. If the CRM marks it as "lost" after 30 days of inactivity (as a SaaS CRM would), you miss the opportunity.

In VC, the fund's network is its most valuable asset. Who knows whom, since when, through which introduction. If that relational intelligence lives only in your partners' heads, it walks out the door when they do.


The 5 Building Blocks to Track Your Dealflow in Your CRM

We've seen dozens of CRM configurations. The ones that work all share the same foundations. Not necessarily the same tool, but the same building blocks. Here are the five you absolutely need.

Forget your CRM's default stages. Your pipeline must accurately reflect how you actually handle a deal, from the first teaser to closing (or rejection). At most of the funds we work with, it looks like this:

Pipeline 6 étapes dealflow

The key point: don't add an "On hold" stage — create a separate "On hold" pipeline entirely. In this pipeline, you're not following a linear logic but a cyclical one with 2 to 5 stages. Examples: Bad Timing, No Interest, Insufficient Maturity. Each deal stage can then have an automated sequence of actions to maintain the relationship. The secret: always have a planned next step grounded in the latest exchanges or information gathered — whether it's automated or assigned to a team member.

Without this pipeline, deals simply fall into oblivion.

💡 Best Practice

Always have a "Close Lost" stage in your Dealflow Pipeline with a mandatory text field. That field is for recording why you passed on the deal. Why did we say no? It's gold when a similar deal resurfaces 18 months later — you know exactly what didn't work the first time.

Your CRM should answer three questions instantly: who on the team knows this person? Since when? And through which introduction?

In practice, that means every contact is linked to the deals they've been involved in, the people they've introduced, and the complete history of interactions (emails, calls, meetings). Not just a name and an email.

Most modern CRMs (Affinity, 4Degrees, a well-configured HubSpot) can do this. But it only works if the data is captured automatically. However, like any automated system, it requires some vigilance at the start to make sure that the people and companies linked to a deal actually belong there. Even the best CRMs have bugs.

💡 Best Practice

Assign the deal owner (the person responsible for the deal within the fund) the responsibility of ensuring that information is properly logged in the CRM — and completing it when it's not.

This is the most critical building block, and the one most often missing.

Your team spends a large part of their time on calls, on WhatsApp, on video calls. They make introductions, receive teasers, exchange NDAs. If the CRM requires 15 minutes of manual data entry per interaction, it's obvious your team won't do it. And you can't blame them — a partner's time is too valuable to spend filling out forms.

The solution is to plug into the flows where they already exist. Automatic email sync (Outlook/Gmail), WhatsApp connection via tools like Hubtype (requires WhatsApp Business) or native integrations, automatic call transcription with CRM property updates.

The goal: 80% of data enters the system without any human touching a keyboard.

What we recommend:

  • Phone → Allo: for automatic call logging with notes
  • Email → native integration available on most CRMs
  • Meetings → Circleback: note-taking, full transcript, multilingual support, recording on phone for in-person meetings, automatic task creation and assignment in the CRM
  • Automatic deal entry → n8n + Claude: for custom workflows that directly pull key public information about a company and a LinkedIn profile

A CRM that only stores information is a dead CRM. What makes the difference is its ability to trigger actions.

For example: a teaser has been received for 48 hours with no reply? Alert. A deal in due diligence hasn't moved in 3 weeks? Automatic follow-up task assigned to the owner. A key intermediary hasn't been contacted in 90 days? Reminder.

These small mechanisms are what plug the leaks in your pipeline. It's not the monthly dashboard nobody looks at that saves deals. It's the micro-reminders at the right moment.

In our experience, this is where CRM adoption fails. Building the habit of keeping your to-do list in the CRM is often the hardest and longest habit to form. Without it, your team — and you — will lose the habit of checking the CRM for next steps, and a slow, costly abandonment will follow.

The ultimate test of your CRM: can a partner open it as-is to prep for an IC meeting, or are they still asking an analyst for an "Excel summary file"?

If it's the second case, your CRM isn't the source of truth. And if it isn't the source of truth, nobody has a reason to keep it up to date.

A good reporting setup for a fund includes: a pipeline view by stage with deal amounts, a relational view (top 20 intermediaries by number of deals sent), and a velocity tracker (average time per stage). Three views, no more. Simplicity drives usage.

Architecture dealflow CRM

Which CRM to choose? The 2026 landscape

This is the question everyone asks first, when it should actually come last. The tool matters less than how you configure it. But since a choice must be made, here's how the market breaks down today.

Comparatif 6 solutions CRM 2026
⚡ Our take

A well-implemented HubSpot for a 5-to-20-person fund will outperform a DealCloud installed in default mode that nobody uses. The decisive factor isn't the power of the tool. It's the quality of the configuration and team adoption.

To choose, ask yourself three simple questions. How many active deals do you run simultaneously? How many contacts and intermediaries are you tracking? And above all, how many people on your team actually need to use the system each week? A fund with 10 active deals and 3,000 contacts can afford a lightweight tool. Beyond 40 active deals and 30,000 contacts, you need something robust.


The implementation plan: from zero to operational

Here's how we structure a dealflow CRM project at Luphy. This isn't a rigid process — it's a framework we adapt to each fund. Budget 4 to 8 weeks for a small team, 8 to 16 for a more complex structure.

Timeline implémentation CRM

Phase 1: the audit (1 week)

We spend half a day with partners and analysts. The goal: map how deals actually flow — not how they're supposed to flow. Where do teasers arrive? Who decides what? Where does information get lost?

This is also where we identify the "shadow pipeline" — all the deals living in email inboxes and WhatsApp threads that appear nowhere in the official system. At most funds, it represents 30 to 60% of actual deal flow.

Phase 2: CRM architecture (2 weeks)

We build the system skeleton: pipeline stages, object properties (contact, company, deal), automations, views, and dashboards. Everything is designed to match the processes identified in phase 1.

One thing that makes all the difference: the number of required fields. Too many fields = nobody fills anything in. The rule we apply: 5 fields max per object at creation. The rest gets filled in by automatic enrichment or manually at later stages.

Phase 3: migration and connections (2 weeks)

We import historical data (the existing Excel, Outlook contacts, past deals) and connect the incoming flows (email sync, calendar, optionally WhatsApp). This is the most technical phase and where most rushed implementations fail. A badly executed migration poisons the CRM from day one.

Phase 4: go-live and adoption (2 weeks)

The CRM is ready, but the work isn't done. The challenge now is adoption. We train each profile on their specific use case (a partner doesn't use the CRM like an analyst does). We embed the CRM into existing routines: the Monday morning meeting runs directly from the pipeline view. The first IC meeting without Excel is a milestone.


The 4 mistakes that kill a fund CRM project

We see them come back systematically. Avoid even two of them and you're already ahead of 80% of the market.

1. Choosing the tool before understanding the process

"We want DealCloud because such-and-such fund uses it." We hear this often. The problem is that a specialized tool that's poorly configured is just as useless as a generic one. Start by mapping your processes. The tool comes after.

2. Relying on partner discipline for data entry

If your adoption strategy rests on the sentence "partners need to fill in the CRM," you've already lost. It's not a willpower problem, it's a design problem. Automate the capture, make data entry invisible, and the CRM fills itself.

3. Migrating data without cleaning it

Importing a 4,000-row Excel with duplicates, incomplete records, and 2019-era data into a fresh CRM is like moving house while bringing everything from the attic. Take the time to clean, deduplicate, and enrich before migrating. Otherwise, the team will open the CRM on day one, see chaos, and never come back.

Best practice: for both contacts and companies, define a field that serves as the deduplication key.

  • For contacts: the email address. This allows automatic merging of any contact with a matching email.
  • For companies: the domain name or LinkedIn page. Without a required domain field for companies, you can end up with three records for the same company. Domain name is preferable to street address, since addresses are prone to typos and formatting variations.

Example: "38 Chemin des bleuets" ≠ "38 chemin des bleuet" in your CRM

4. Measuring login rate instead of measuring impact

Your CRM shows an 85% login rate? That tells you nothing. The right metrics for a fund CRM are: the rate of automatically entered deals (vs manually), the average response time to intermediaries, the percentage of deals with an owner and a dated next action, and the number of relationships mapped per month. These are the indicators that tell you whether the CRM is creating value or consuming time.

✅ The real test

Ask a partner to pull up the complete history of exchanges with a given intermediary in under 30 seconds. If they can't, your CRM isn't doing its job.


The checklist before launching your project

Before signing with a vendor or kicking off an implementation, make sure you've validated these points.

Checklist avant de lancer votre projet CRM
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We help PE funds, VCs and M&A boutiques implement CRMs tailored to their processes. Audit, architecture, migration, adoption — in 4 to 8 weeks.

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